Adoption du projet de loi 70: « Un jour sombre pour la dignité des personnes assistées sociales » – Françoise David

Je pense que si le gouvernement, en général, et la classe d’affaires, en particulier, souhaitaient vraiment que les sans-emplois et/ou chômeurs-euses retournent sur le « marché du travail » et se trouvent du travail, il faudrait commencer par avoir du « travail » à offrir. Or, ce n’est pas dans l’état général de l’économie actuelle avec touTEs ses chômeurs-euses que la classe laborieuse pourra se trouver de l’emploi. Non, je pense au contraire qu’il est capital pour les « donneurs d’ouvrage » de pouvoir compter sur une « armée industrielle de réserve » de manière à mettre de la pression sur ceux et celles qui détiennent un emploi pour que ces travailleurs-euses en viennent à accepter n’importe quelle condition de travail pour conserver leur emploi en échange d’un maigre salaire pour satisfaire les besoins de bases de n’importe quel citoyen-enne dans la société.

alcovesergioderosemont

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Adoption du projet de loi 70: « Un jour sombre pour la dignité des personnes assistées sociales » – Françoise David

10 novembre 2016

La députation de Québec solidaire a réaffirmé sa profonde opposition au projet de loi 70 en tournant le dos au gouvernement lors du vote sur l’adoption finale.  La députée de Gouin, Françoise David, a expliqué que ce geste symbolique visait à exprimer la honte ressentie d’être gouverné par un parti qui coupe la prestation de base des plus démunis alors même qu’il refuse d’aller rechercher l’argent versé par des manigances aux amis libéraux.
«  Ce gouvernement ne trouve rien de mieux que de s’en prendre aux plus pauvres de la société alors qu’il n’hésite pas un instant à laisser les amis du régime s’en mettre plein les poches et s’en sortir sans conséquence comme on l’a vu avec la Société immobilière du…

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Surveillance de nombreux journalistes par la SQ: « Si on n’enquête pas, le Québec glisse vers un État policier » – Amir Khadir

« Présentement chaque nouveau gouvernement nomme son propre directeur de la SQ.  Suivant toutes les indications que nous avons, la SQ parle au pouvoir en place. Cette proximité est extrêmement préoccupante. On peut même parler d’une police qui est politique.» dit Amir Khadir.

alcovesergioderosemont

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Surveillance de nombreux journalistes par la SQ: « Si on n’enquête pas, le Québec glisse vers un État policier » – Amir Khadir

02 novembre 2016

L’addition de nouvelles révélations concernant la surveillance des journalistes par la Sûreté du Québec mérite une commission d’enquête exhaustive pour démanteler cette culture et établir l’imputabilité des ministres responsables selon le député solidaire de Mercier, Amir Khadir. Les députéEs solidaires demandent également d’en finir une fois pour toute avec les nominations politiques à la direction de la Sûreté du Québec.

« Les révélations des dernières heures nous inquiètent énormément.  La Sûreté du Québec a obtenu des mandats pour épier les communications de  journalistes sur qui ne pèse aucun soupçon.  De toute évidence, c’est une partie de pêche parce que c’est plusieurs journalistes en même temps, ce n’était donc pas pour un mandat en raison d’une information précise.  Ce genre de…

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[2014] Les États-Unis pensent que le monde leur appartient, par Noam Chomsky

Il s’agit essentiellement du principe Yglesias : le fondement même de l’ordre international réside dans le droit des États-Unis à utiliser la violence à volonté. Alors, comment pouvez-vous incriminer quelqu’un ?

Barsamian. Et personne d’autre n’a ce droit ?

Chomsky. Bien sûr que non. Mais peut-être nos clients le font-ils ? Si Israël envahit le Liban et tue mille personnes en détruisant la moitié du pays, alors d’accord, ça va. C’est intéressant. Barack Obama était sénateur avant d’être président. Il n’a pas fait beaucoup en tant que sénateur, mais il a fait certaines choses, dont une qui le remplit de fierté. En effet, si vous regardez son site Web avant les primaires, il a souligné le fait que, lors de l’invasion israélienne du Liban en 2006, il avait co-parrainé une résolution du Sénat demandant que les États-Unis ne fassent rien pour empêcher les actions militaires d’Israël tant qu’elles n’avaient pas atteint leurs objectifs, et demandant aussi de censurer l’Iran et la Syrie parce qu’ils soutenaient la résistance à la destruction du sud Liban par Israël (pour la cinquième fois en vint-cinq ans). Donc, Israël hérite du droit à la violence. Les autres clients aussi.

Mais les droits résident vraiment à Washington. Voilà ce que signifie posséder le monde. C’est aussi naturel que l’air que vous respirez. Cela ne peut pas être remis en question. Le principal fondateur de la théorie contemporaine des relations internationales, Hans Morgenthau, était vraiment une personne tout à fait décente, un des très rares politologues et spécialistes des affaires internationales à critiquer la guerre du Vietnam, pour des raisons morales, non tactique. C’est très rare. Il a écrit un livre intitulé Le but de la politique américaine. Rien qu’avec le titre vous pouvez deviner ce qui va suivre.

Les autres pays n’ont pas de buts. Le but de l’Amérique, par contre, est transcendant, il s’agit d’apporter la liberté et la justice au reste du monde. Mais c’est un bon élève, comme Carothers. Alors il a étudié les dossiers. Il a dit que, après avoir analysé le cas, il semblait que les États-Unis n’avaient pas été à la hauteur de leur finalité transcendante.

Mais ensuite il dit que critiquer notre but transcendant, c’ est tomber dans l’erreur de l’athéisme, qui nie la validité de la religion pour des motifs similaires, ce qui est une comparaison pertinente, car c’est une croyance religieuse profondément ancrée.

C’est si profond que cela devient difficile à démêler. Et remettre cela en question provoque une quasi-hystérie, et mène souvent à des accusations d’anti-américanisme ou de haine de l’Amérique, concepts intéressants qui n’existent pas dans les sociétés démocratiques, mais seulement dans les sociétés totalitaires, et chez nous, où ils sont simplement considérés comme acquis.

David Barsamian | 8-12-2014
The US Still Thinks it Owns the World ) (Traduit par JJ pour vineyardsaker.fr)

Noam Chomsky est un théoricien politique et activiste américain, professeur de l’institut de linguistique au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Outre son travail en linguistique, Chomsky est internationalement reconnu comme l’un des intellectuels publics les plus critiques en vie aujourd’hui. Chomsky continue d’être un critique sans complexe à la fois de la politique étrangère américaine et de ses ambitions d’hégémonie géopolitique et du tournant néolibéral du capitalisme mondial, qu’il identifie en termes de guerre de classe menée par les élites contre les besoins et les intérêts de la grande majorité.

David Barsamian est un journaliste radio arméno-américaine, écrivain, fondateur et directeur de Radio Alternative, un programme hebdomadaire d’entretien syndiqué du Colorado Boulder, relayé par quelque 150 stations de radio dans divers pays.

Source : The 4th media, David Barsamian, 02-12-2014

histoireetsociete

Source : The 4th media, David Barsamian, 02-12-2014

jeanbaptisteparis

Les États-Unis se sont depuis longtemps arrogé le droit d’utiliser la violence pour atteindre leurs objectifs, mais ils n’ont plus maintenant les moyens de mettre en œuvre leurs politiques. Cet article est une adaptation de Soulèvement, un chapitre de Systèmes de pouvoir : conversations à propos du soulèvement général contre l’empire US, le recueil d’interviews de Noam Chomsky par David Barsamian paru début 2013 (avec nos remerciements pour l’éditeur, Metropolitan Books). Les questions sont de Barsamian, les réponses de Chomsky.

Barsamian. Les États-Unis ont-ils toujours le même niveau de contrôle qu’autrefois sur les ressources énergétiques du Moyen-Orient ?

Chomsky. Les grands pays producteurs d’énergie sont toujours fermement sous le contrôle des dictatures soutenues par l’Occident. Donc,  effectivement, le progrès réalisé par le Printemps arabe est limité, mais il n’est pas négligeable. Le système dictatorial contrôlé par l’Occident est érodé. En fait, il est érodé depuis un certain temps. Ainsi, par exemple, si…

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Les fondations Rockefeller et Ford derrière le Forum social mondial : quand le militantisme social est financé par des fondations privées

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Cette année, le Forum social mondial se tient à Montréal. Le FSM réunit des militants sociaux engagés, des collectifs contre la guerre et des intellectuels de renom.
La plupart des participants ignorent que le FSM est financé par des fondations privées dont Ford, Rockefeller, Tides et consorts. Ce financement est en grande partie versé aux organisateurs du FSM sous la gouverne de son Conseil international.
Cette question a été soulevée à maintes reprises par des organisations progressistes et des militants du FSM : on ne peut lutter contre les élites du néolibéralisme et du nouvel ordre mondial et s’attendre en même temps à ce qu’elles financent nos activités!
Le Forum social mondial, dont le thème est « Un autre monde est nécessaire, ensemble il devient possible! », a vu le jour en 2001 lors de la tenue du tout premier forum à Porto Alegre, au Brésil.
Depuis sa création en 2001, le FSM est considéré comme un groupe de coordination internationale représentant des organismes populaires de la base déterminés à lutter contre la mondialisation. Son but déclaré est de remettre en cause le capitalisme d’entreprise et le modèle économique néolibéral dominant.
Lors de sa réunion inaugurale, le Forum social mondial s’est défini comme une contre‑offensive au Forum économique mondial (FEM), qui réunit annuellement des dirigeants d’entreprise et des politiciens à Davos, en Suisse. Le FSM de 2001 à Porto Alegre s’est tenu en même temps que le FEM à Davos.
Le FSM a certes de nombreuses réalisations importantes à son actif, attribuables en grande partie à la détermination des militants de terrain, sauf que la direction centrale du FSM, au lieu de s’opposer efficacement aux élites du nouvel ordre mondial, sert plutôt leurs intérêts corporatifs (souvent involontairement). C’est que le financement corporatif est devenu un moyen de coopter le FSM.
Le FSM a accompli deux grandes réalisations : sa participation en février 2003 à la protestation mondiale contre la guerre menée par les USA en Irak, et son soutien aux mouvements et aux gouvernements progressistes, notamment en Amérique latine.
Par contre, lors du FSM de 2013 à Tunis, la déclaration finale était en principe favorable à « l’opposition syrienne » soutenue par les USA. De même, le Groupe islamique des combattants libyens (LIFG), qui aurait prétendument dirigé le « printemps arabe » contre le gouvernement de Mouammar Kadhafi, a été tacitement confirmé comme une force révolutionnaire. Plusieurs ateliers sur la Libye louangeaient l’intervention militaire occidentale. Un atelier intitulé « transition de la Libye vers la démocratie » portait sur la question à savoir si la Libye s’en tirait mieux sans Kadhafi.
Financer la dissidence
Dès ses tout débuts en 2001, le Forum social mondial a été financé par des gouvernements et des fondations privées, dont la Ford Foundation, qui a des liens avec les services secrets étasuniens.
Le mouvement altermondialiste s’oppose à Wall Street et aux géants du pétrole du Texas contrôlés par Rockefeller et consorts. Pourtant, les fondations et les organismes de bienfaisance de Ford, Rockefeller et consorts accordent de généreuses contributions aux réseaux anticapitalistes progressistes et aux environnementalistes (opposés à Wall Street et aux géants du pétrole), dans l’espoir de finir par pouvoir les encadrer et coordonner leurs diverses activités.
Les mécanismes de la « fabrication de la dissidence » opèrent dans un environnement manipulable, par la coercition et la cooptation subtile d’un petit nombre de personnes qui comptent au sein des « organisations progressistes » comme les coalitions contre la guerre, les groupes environnementalistes et le mouvement altermondialiste. Bien des dirigeants de ces organisations ont dans un certain sens trahi leur base populaire.
Les corporations financent la dissidence pour mieux la contrôler.
La Ford Foundation (qui a des liens avec la CIA) a fourni des fonds au FSM pendant ses trois premières années d’existence dans le cadre de son programme axé sur le « renforcement de la société civile mondiale ».
Lorsque le FSM s’est tenu à Mumbai en 2004, le comité organisateur indien a décliné l’offre de soutien de la Ford Foundation. Mais cela n’a pas en soi modifié les liens du FSM avec les donateurs. Lorsque la Ford Foundation s’est retirée officiellement, d’autres fondations se sont positionnées.
Le FSM dispose de plusieurs sources de financement, dont celui d’un consortium de fondations privées sous la tutelle consultative du réseau Engaged Donors for Global Equity (EDGE).
Ce réseau, auparavant connu sous le nom de The Funders Network on Trade and Globalization (FTNG), joue un rôle de premier plan dans le financement des FSM successifs. Depuis le tout premier Forum en 2001, il a le statut d’observateur au Conseil international du FSM.
En 2013, Tom Kruse, le représentant du Rockefeller Brothers Fund, a co‑présidé le comité de programmation de EDGE. Au Rockefeller Brothers Fund, Kruse était responsable de la « gouvernance mondiale » relevant du programme « Pratique démocratique ». Les subventions accordées aux ONG par le Rockefeller Brothers Fund sont approuvées en vertu du programme « Renforcement de la démocratie à l’intérieur de la gouvernance mondiale », qui est en grande partie comparable à ce que propose le département d’État des USA.
Un représentant de la Open Society Initiative for Europe siège actuellement au conseil d’administration de EDGE. C’est pareil pour le Wallace Global Fund. La spécialité de ce dernier est de soutenir les ONG « traditionnelles » et les « médias alternatifs » comme Amnistie Internationale et Democracy Now (qui appuie la candidature d’Hillary Clinton à la présidence des USA).
Plusieurs membres du c.a. de EDGE représentent cependant des fondations familiales ou non privées ayant une vocation sociale (voir ci‑dessous).

Dans un de ses documents-clés (2012) intitulé Funders Network Alliance In Support of Grassroots Organizing and Movement-Building (le lien n’est plus disponible), EDGE reconnaît soutenir des mouvements sociaux qui remettent en cause le « fondamentalisme du marché néolibéral », dont le Forum social mondial, créé en 2001 :
« Du soulèvement zapatiste au Chiapas (1994) et la bataille de Seattle (1999) à la création du Forum social mondial à Porto Alegre (2001), les années TINA (There is no alternative) de l’ère Reagan et Thatcher ont fait place à la conviction croissante qu’un « autre monde est possible ». Les contre‑sommets, les campagnes internationales et les forums sociaux fournissent des espaces de discussion essentiels pour présenter clairement les luttes locales, partager des expériences et des analyses, développer un savoir‑faire et échafauder concrètement une solidarité internationale parmi les mouvements progressistes prônant la justice sociale, économique et écologique. »
Sauf qu’il y a une contradiction évidente : un autre monde ne peut être possible lorsque la campagne contre le néolibéralisme est financée par une alliance de donateurs privés fermement attachés au néolibéralisme et au programme militaire des USA et de l’OTAN.
Voici le communiqué de EDGE à propos du FSM de Montréal. Les donateurs financent non seulement les activités, mais influencent aussi la structure du Forum établie à Puerto Alegre en 2001 et qui consiste à proposer une mosaïque décentralisée et dispersée d’ateliers « bricolés ».

En ce qui concerne le FSM de Montréal, le consortium des donateurs (EDGE) vise les fins suivantes :
« (…) de créer un espace multidimensionnel rassemblant les bailleurs de fonds et les divers partenaires du mouvement (organisateurs, leaders d’opinion et intervenants), de façon à parvenir à une certaine harmonisation en favorisant une compréhension commune des visions, des valeurs, des principes et des voies d’une “transition juste.” » (Voir http://edgefunders.org/wsf-activities/)
Cette « transition juste » implique que le militantisme social devra se conformer à une « vision commune » avec les fondations privées, c’est-à-dire en ne faisant rien qui puisse de façon significative nuire aux structures de l’élite du capitalisme mondial.
Du point de vue des donateurs privés, « investir dans le FSM » constitue une entreprise rentable (déductible d’impôt). On s’assure ainsi que le militantisme demeure dans les limites du « dialogue constructif » et de la « critique », par opposition à la confrontation. Toute dérogation se traduit aussitôt par une réduction du financement des donateurs :
« Tout ce que la fondation [Ford] a fait doit être considéré comme un effort pour “faire du monde en endroit sûr pour le capitalisme”, comme lorsqu’elle réduit les tensions sociales en consolant les affligés, en offrant une soupape de sécurité aux gens en colère et en améliorant le fonctionnement du gouvernement. » (McGeorge Bundy, conseiller en sécurité nationale auprès des présidents John F. Kennedy et Lyndon Johnson (1961‑1966), président de la Ford Foundation de 1966 à 1979.)
Les limites de la dissidence sociale sont ainsi déterminées par la « structure de gouvernance » du FSM, qui a été tacitement convenue avec les bailleurs de fonds lorsque le FSM a vu le jour en 2001.
« Pas de dirigeants »
Le FSM n’a pas de dirigeants. Tous ses événements sont « auto‑organisés ». Le débat et le militantisme relèvent d’un « espace ouvert ». (Voir Francine Mestrum, Le Forum social mondial et sa gouvernance : le monstre à cent têtes, CADTM, 26 avril 2013, http://www.cadtm.org/Le-Forum-social-mondial-et-sa.)
Cette structure compartimentée est un obstacle à l’organisation d’un mouvement de masse significatif exprimé avec clarté.
Comment réprimer efficacement la dissidence populaire contre le capitalisme mondial?
Veillez à ce que ses dirigeants puissent être facilement cooptés et que les simples membres ne créent pas des « formes de solidarité internationale parmi les mouvements progressistes » (pour reprendre les termes exacts de EDGE) qui, d’une quelconque manière, pourraient miner les intérêts du capital corporatif.
La mosaïque d’ateliers distincts, l’absence relative de séances plénières, la création de divisions au sein et entre les mouvements sociaux, sans oublier l’absence d’une plateforme cohérente et unifiée contre les élites corporatives de Wall Street et contre la fausse « guerre mondiale contre le terrorisme » commanditée par les USA, dont on s’est servi pour justifier les « interventions humanitaires reposant sur la responsabilité de protéger » (Afghanistan, Syrie, Irak, Libye, Ukraine, etc.), en sont l’illustration.
L’objectif du programme corporatif est la « fabrication de la dissidence ». Les « limites de la dissidence » sont fixées par les fondations et les gouvernements, qui en fin de compte financent cette tribune coûtant des millions de dollars. Le financement est double :
1. Financement de base du secrétariat du FSM et des coûts du Forum.
2. Bon nombre des ONG présentes au Forum reçoivent des fonds des donateurs et/ou un soutien gouvernemental.
3. Le FSM de Montréal reçoit aussi un financement du gouvernement du Canada et du gouvernement provincial du Québec.
Ce qui finit par prévaloir, c’est une forme de dissidence qui ne menace pas le nouvel ordre mondial. Les participants au FSM qui proviennent de la base sont souvent induits en erreur par les dirigeants. Les militants qui ne souscrivent pas au consensus du FSM finiront par être exclus :

« En fournissant un financement et un cadre politique aux nombreuses personnes soucieuses et dévouées qui travaillent dans le secteur à but non lucratif, la classe dominante arrive à coopter leurs dirigeants au détriment de la base populaire, (…) et parvient à rendre le financement, la comptabilité et l’évaluation si coûteux en temps et en argent, qu’il devient pratiquement impossible de s’occuper de justice sociale dans de telles conditions. » (Paul Kivel, You Call this Democracy, Who Benefits, Who Pays and Who Really Decides, 2004, p. 122.)
« Un autre monde est nécessaire » demeure tout de même un concept important, qui exprime bien la lutte des mouvements populaires contre le capitalisme mondial, de même que la mobilisation de milliers de militants engagés qui participent actuellement au FSM 2016 à Montréal.
Le militantisme est manipulé. « Un autre monde est nécessaire », mais ne peut être possible sous les auspices du FSM qui, depuis les tout débuts, est financé par le capitalisme mondial et organisé de concert avec ses donateurs privés et gouvernementaux.
La question importante que les militants de Montréal doivent se poser est celle‑ci :
Est-ce possible de bâtir « une alternative » au capitalisme mondial, qui remet en cause l’hégémonie des Rockfeller de ce monde tout en demandant aux Rockfeller de ce monde de payer la facture?
Nous appelons les participants au Forum social mondial (FSM) de Montréal à soulever cette question et à en débattre : la campagne contre le néolibéralisme est financée par des fondations privées (et des gouvernements) qui sont fermement attachées non seulement aux principes du néolibéralisme, mais aussi au programme militaire mené par les USA et l’OTAN.
Pourquoi financeraient-ils des organisations qui mènent une campagne active contre la guerre et la mondialisation? Poser la question, c’est y répondre.
Michel Chossudovsky
Article original en anglais : http://www.globalresearch.ca/rockefeller-ford-foundations-behind-world-social-forum-wsf-the-corporate-funding-of-social-activism/5540552

Rockefeller, Ford Foundations Behind World Social Forum (WSF). The Corporate Funding of Social

Traduit par Daniel pour Mondialisation http://www.mondialisation.ca/les-fondations-rockefeller-et-ford-derriere-le-forum-social-mondial-quand-le-militantisme-social-est-finance-par-des-fondations-privees/5540787

Néolibéralisme et mondialisation de la guerre: le projet hégémonique des USA

Le projet hégémonique des USA

Le monde se trouve à une croisée des chemins dangereuse. Les Étasuniens et leurs alliés se sont lancés dans une aventure militaire qui menace l’avenir de l’humanité. De grandes manœuvres militaires et opérations clandestines de collecte de renseignements sont en cours simultanément au Moyen‑Orient, en Europe de l’Est, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et en Extrême‑Orient. La stratégie militaire USA‑OTAN comprend à la fois de grands déploiements sur des théâtres d’opération et des activités clandestines visant à déstabiliser des États souverains.

Le projet hégémonique des USA est de déstabiliser et de détruire des pays par toutes sortes de moyens : actes de guerre, opérations clandestines de soutien à des organisations terroristes, changement de régime et guerre économique. Ce dernier moyen comprend l’imposition de réformes macroéconomiques meurtrières imposées à des pays endettés, la manipulation des marchés financiers, la dégringolade manigancée de devises nationales, la privatisation de biens de l’État, l’imposition de sanctions économiques, la hausse de l’inflation et l’apparition de marchés noirs.

Les dimensions de ce programme militaire doivent être bien comprises. La guerre et la mondialisation sont intimement liées. Ces activités militaires et opérations de collecte de renseignements se font de pair avec un processus de déstabilisation économique et politique qui vise des pays en particulier dans toutes les grandes régions du monde.

Le néolibéralisme fait partie intégrante de cette stratégie en matière de politique étrangère. Il constitue le mécanisme de gouvernance de la déstabilisation économique. Depuis la crise asiatique de 1997, le programme d’ajustement structurel (PAS) du FMI et de la Banque mondiale évolue vers la mise en place d’un cadre plus large qui nuit en définitive à la capacité des gouvernements des pays de formuler et d’adopter des politiques économiques et sociales nationales.

L’établissement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 a également contribué à la perte de souveraineté nationale, et les accords commerciaux mondiaux qui en découlent (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement et Partenariat transpacifique) vont pour l’essentiel transférer la politique gouvernementale entièrement entre les mains des grandes sociétés (s’ils sont adoptés). Ces dernières années, le néolibéralisme a étendu son emprise aux pays dits développés en Europe de l’Ouest et de l’Est. Des programmes de mise en faillite sont déjà en place. Divers pays (Islande, Portugal, Grèce, Irlande, etc.) ont subi des mesures d’austérité radicales allant de pair avec la privatisation de secteurs clés de l’économie nationale.

La crise économique mondiale est intimement liée à la tentation hégémonique des USA. Aux USA et dans l’Union européenne (UE), la poussée en spirale du budget de la défense se fait au détriment des secteurs civils de l’activité économique. « La guerre est bonne pour l’économie ». Les puissants groupes financiers qui ont l’habitude de manipuler les marchés financiers, monétaires et des matières premières favorisent aussi la poursuite et l’escalade de la guerre au Moyen‑Orient. Un processus d’appauvrissement à l’échelle mondiale fait partie intégrante de la stratégie du Nouvel ordre mondial.

Par delà la mondialisation de la pauvreté

Historiquement, l’appauvrissement de vastes pans de la population mondiale est le fruit de l’imposition de réformes macroéconomiques du genre de celles prônées par le FMI. Sauf qu’au cours des 15 dernières années, une nouvelle phase destructive s’est mise en branle. Le monde est passé de l’autre côté de la « mondialisation de la pauvreté », car les pays sont devenus des territoires ouverts.

Les institutions publiques s’écroulent, des écoles et des hôpitaux ferment, le système de droit se désintègre, les frontières sont redéfinies, des secteurs importants de l’économie, comme l’agriculture et la fabrication, sont acculés à la faillite. Tout cela finit par engendrer un processus d’effondrement social, d’exclusion et de destruction de la vie humaine qui provoque des famines et le déplacement de populations entières (crise des réfugiés).

Cette « deuxième étape » va au‑delà du processus d’appauvrissement enclenché au début des années 1980 par les créanciers et les institutions financières internationales. À cet égard, la pauvreté de masse résultant de la réforme macroéconomique ouvre la voie à rien de moins qu’un processus de destruction de la vie humaine.

De plus, le chômage endémique a entraîné une chute des coûts de la main-d’œuvre dans les pays en développement. L’élément moteur de l’économie mondiale est la consommation de produits de luxe et l’industrie de l’armement.

Le nouvel ordre mondial

De façon générale, les principaux acteurs organisationnels du Nouvel ordre mondial sont :

• Wall Street et les conglomérats du secteur bancaire occidental, avec leurs installations de blanchiment d’argent à l’étranger, leurs paradis fiscaux, leurs fonds spéculatifs et leurs comptes secrets;

• le complexe militaro-industriel, qui regroupe les principaux « entrepreneurs du secteur de la défense », les entreprises de sécurité, les sociétés mercenaires et les services du renseignement qui ont des contrats avec le Pentagone;

• les géants anglo-étasuniens du pétrole et de l’énergie;

• les conglomérats du secteur de la biotechnologie, qui contrôlent de plus en plus l’agriculture et la chaîne alimentaire;

• les grandes pharmaceutiques;

• les géants des communications et les conglomérats de médias, qui constituent l’arme de propagande du Nouvel ordre mondial.

Il y a évidemment des éléments communs, par exemple entre les grandes pharmaceutiques et l’industrie de l’armement, les conglomérats du pétrole et Wall Street, etc.

Ces diverses entités sociétales ont des échanges avec les organismes gouvernementaux, les institutions financières internationales, les services secrets des USA. La structure gouvernementale en est venue à se transformer en ce que Peter Dale Scott appelle « l’État profond », qui rassemble des services du renseignement sous le couvert, des groupes d’experts, des conseils secrets et des organismes consultatifs, où les décisions importantes du Nouvel ordre mondial sont finalement prises au nom de puissants intérêts sociétaux.

En outre, des agents des services du renseignement sont de plus en plus présents aux Nations Unies, y compris dans ses agences spécialisées, ainsi que dans les organisations non gouvernementales, les syndicats et les partis politiques.

Ce que cela signifie, c’est que le pouvoir exécutif et législatif n’est qu’un écran de fumée, un mécanisme en place pour apporter une légitimité politique à des décisions prises par « l’establishment » de l’ordre établi derrière des portes closes.

Propagande médiatique

Historiquement, les médias institutionnels, qui constituent l’arme de propagande du Nouvel ordre mondial, regorgent d’exemples d’agents du renseignement qui prennent en charge le service des nouvelles. C’est que les médias institutionnels ont leur utilité pour camoufler les crimes de guerre, ou encore pour maintenir la légitimité de politiciens occupant de hautes fonctions en les présentant sous un angle humanitaire.

Les actes de guerre et la déstabilisation économique deviennent légitimes. La guerre est présentée comme un moyen de maintenir la paix.

On assiste à la criminalisation de l’économie mondiale et du tissu politique du capitalisme occidental. L’appareil judiciaire au niveau national ainsi que les divers tribunaux des droits de la personne et cours pénales accomplissent la fonction utile de maintenir la légitimité des guerres menées par les USA et l’OTAN et des violations des droits de la personne.

Déstabilisation des pôles concurrents du développement capitaliste

Il y a bien sûr des divisions importantes et une rivalité capitaliste dans les hautes sphères de l’ordre établi. À l’ère de l’après-guerre froide, le projet hégémonique des USA consiste à déstabiliser les pôles concurrents du développement capitaliste que forment la Chine, la Russie et l’Iran, ainsi que des pays comme l’Inde, le Brésil et l’Argentine.

Ces derniers temps, les USA font aussi pression sur les structures capitalistes des États membres de l’Union européenne. Washington exerce une influence dans l’élection de chefs d’État, notamment en Allemagne et en France, qui lui sont de plus en plus favorables.

L’aspect monétaire est crucial. Le système financier international établi à Bretton Woods prévaut. Les rouages de la finance internationale sont dollarisés. Le pouvoir de création monétaire est utilisé comme moyen de s’approprier des biens de l’économie réelle. Les opérations financières spéculatives sont devenues un instrument d’enrichissement aux dépens de l’économie réelle. Les bénéfices excessifs des grandes sociétés et les milliards de dollars de gains spéculatifs (transférés aux organismes de bienfaisance des sociétés, qui ne paient pas d’impôt) sont également recyclés pour mieux exercer leur mainmise sur les politiciens et les organisations de la société civile, sans oublier les scientifiques et les intellectuels. On parle alors de corruption, de cooptation, de fraude.

L’Amérique latine en transition vers une « dictature démocratique 

Escadrons de la mort au Salvador

En Amérique latine, les dictatures militaires des années 1960 et 1970 ont été en grande partie remplacées par des régimes clients des USA, c’est‑à‑dire par une dictature démocratique qui en assure la continuité. On a aussi remodelé les élites dirigeantes de l’Amérique latine. On les a davantage intégrées à la logique du capitalisme mondial, ce qui nécessite une acceptation du projet hégémonique des USA.

La réforme macroéconomique a entraîné l’appauvrissement de toute l’Amérique latine.

Depuis les 40 dernières années, l’appauvrissement est attribuable à l’hyperinflation, qui remonte au coup d’État de 1973 au Chili et qui s’est poursuivie avec les réformes dévastatrices des années 1980 et du début des années 1990.

La mise en œuvre de ces réformes économiques meurtrières comprenait entre autres une privatisation massive et une déréglementation des échanges, coordonnées en liaison avec des opérations des services secrets des USA comme la « guerre sale », l’opération Condor, l’insurrection des contras au Nicaragua, etc.

Une nouvelle élite privilégiée intégrée aux structures d’investissement et du consumérisme de l’Occident s’est créée. Une volonté de changement de régime s’est manifestée dans un certain nombre de pays de l’Amérique latine.

Toute tentative d’adopter des réformes qui s’éloignent du consensus néolibéral subit des « coups bas » comprenant des opérations d’infiltration, des campagnes de diffamation, des assassinats politiques, des interférences dans les élections nationales et des opérations clandestines visant à fomenter des divisions sociales. Ce processus s’accompagne inévitablement de corruption et de cooptation aux plus hauts échelons du gouvernement et dans les structures existantes des grandes sociétés et du milieu financier. Dans certains pays de la région, il s’articule autour de la criminalisation de l’État, de la légitimité du blanchiment d’argent et de la protection du trafic de drogue.

Michel Chossudovsky

 

Source: http://www.mondialisation.ca/neoliberalisme-et-mondialisation-de-la-guerre-le-projet-hegemonique-des-usa/5532280

 

Le texte qui précède est le résumé en anglais de l’allocution prononcée par le Prof. Michel Chossudovsky à l’Université autonome nationale du Nicaragua le 17 mai 2016. Le professeur Chossudovsky a prononcé cette allocution après avoir reçu le titre de Docteur honoris causa en sciences humaines par l’Université autonome nationale du Nicaragua (UNAN).

 

C’était le 11e congrès de Qs.

Merci du partage, Serge.

alcovesergioderosemont

Voir les vidéos et les photos suite à l’article.

C’était le 11e congrès de Qs.

Par Sergio de Rosemont

Oui, ces 27-28-29 mai 2016 à l’UQAM se tenait le 11e congrès de Québec solidaire, et j’y était avec la délégation de Qs-Rosemont.

Ce fut un congrès où nous avons rendu hommage à un grand homme, un grand penseur de la gauche François Cyr (VOIR LE VIDÉO ICI).

Nous avons aussi parlé d’assemblée constituante.

Ce fut aussi le lancement du document :

{ Une colère juste, des espoirs permis. Pour un parti populaire. }

Pour télécharger le livret Un gouvernement populaire de Québec solidaire :
appuyez.quebecsolidaire.net/un-gouvernement-populaire/pamphlet-impression.pdf

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VOICI UN VIDÉO QUE JE VOUS INVITE À VISIONNER :

Un gouvernement populaire pour le Québec

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www.quebecsolidaire.net

www.quebecsolidaire.net/rosemont

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VOICI MES VIDÉOS DU CONGRÈS :

Hommage a François Cyr

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Discours d’Andrés Fontecilla

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Discours de Françoise David

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Entre préjugés, routines professionnelles et choix idéologiques, le racisme médiatique…

L’article d’Henri Maler revenant sur l’histoire d’Acrimed, sa critique de celles et ceux qui ne sont pas prêt-e-s « à transgresser les limites de la bienséance académique, à se coltiner les tâches sans gloire de la construction d’une association, à renoncer à des positions individuelles ou individualistes qui, aussi contestataires soient-elles, ne sont souvent que des postures », le travail d’observation et de critique (radicale mais pas doctrinaire, intransigeante mais pas sectaire, indépendante mais pas apolitique)…

« Informer, c’est choisir : encore faudrait-il que ces choix ne soient pas arbitraires et mutilés ».

L’auteur parle, entre autres, des formes d’appropriation, des déterminations sociales des journalistes, des normes idéalisées ou du mythe d’indépendance, de dissimilation de parti-pris, de convergence de différences pour « bâtir un front commun », de politique…

« la question des médias est un enjeu démocratique et politique étroitement mêlé à des enjeux économiques, sociaux et politiques »

J’ai été particulièrement intéressé par la note sur le livre de Jean-Yves Mollier sur l’édition française.

Entre les lignes entre les mots

342_______mag19_une453px_156Le dossier « Racisme médiatique » interroge non seulement « les contenus médiatiques », mais aussi « les pratiques journalistiques », « le poids des routines professionnelles », les conséquences de « la composition sociologique des rédactions ».

Je souligne que cette démarche me semble valide pour l’analyse des traitements des situations et des actions de l’ensemble des groupes sociaux dominés.

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